Les Amis de Jardins d'Afrique - JDA France

Administration

L'irrigation au Sénégal

Travail de collégiens

1 - Les saisons au Sénégal :

     Au Sénégal, il y a deux saisons, la saison des pluies où il fait le plus chaud (de juin à octobre) et la saison sèche mais plus fraîche (de novembre à mai). Quand il pleut, les rigoles d'irrigation* creusées par Gora et ses élèves pour alimenter en eau les cultures se bouchent, il faut donc les refaire après chaque pluie.

*rigoles d'irrigations : Petits fossés étroits pratiqués dans la terre pour l'écoulement des eaux.

2 - Les systèmes d’irrigation :

     

     1- Les puits ne sont en général pas très profonds (4 à 10 m). On tire l’eau  avec des seaux ou des puisettes (chambres à air de vélo découpées), et on arrose les cocotiers avec des arrosoirs.

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      2- Loin de Kaydara, le long du fleuve Sénégal, les canaux d’irrigation permettent d’arroser de grandes surfaces de culture de tomates, de riz et cannes à sucre.

 

3 - Les contraintes de l’irrigation :

      1- À Kaydara, il n’y a pas beaucoup de techniques d’irrigation aussi élaborées. La plus utilisée est celle de canaux creusés dans le sol qui apportent l’eau aux cultures. Mais à la première intempérie, les canaux se bouchent avec le sable, il faut donc les refaire à la main.

 

      2- Avec le temps, les puits se salinisent et se bouchent, il est donc impossible de continuer à se procurer de l’eau à cet endroit. Un nouveau puits devra être refait.

      3- Les puits de l’école pompent de l’eau dans les nappes phréatiques. Mais il y a deux sortes de nappes, celles qui sont alimentées par l’eau des pluies qui traverse le sol par des ruisseaux souterrains et se retrouve piégée dans des poches souterraines. Et celles appelées "nappes fossiles" qui ne sont pas alimentées par l’eau des pluies. Ces dernières ne se régénèrent pas et quand il n’y a plus d’eau, les puits se tarissent.

      4- Il est difficile au Sénégal d'installer un système d’arrosage comme ceux que nous connaissons en France. L'élève fermier doit donc parcourir de grandes distances avec ses arrosoirs. A Kaydara, si chaque puits est à 20 mètres environ de ses plantations, l'élève fermier peut marcher plus de 40 km dans la journée !

Berthelot F, Masse H, Nez A, Mace J, Rouillon A